En conclusion

Jusqu’à présent, il paraît que l’agriculture a utilisé des techniques scientifiques et consacré de nombreux efforts pour hypertrophier de façon peu naturelle une par une toutes les plantes, et fabriquer des « légumes domestiqués » très éloignés de leurs vrais caractéristiques à l’état naturel. Est-ce que cela ne serait pas lié quelque part avec les maladies liées au mode de vie et aux syndromes métaboliques qui nous font souffrir aujourd’hui ?

De plus, alors que la biodiversité terrestre diminue à une vitesse dangereuse, le fait que nous seuls, les hommes, continuons à faire croître notre population de façon stupéfiante ressemble beaucoup, à une invasion d’insectes nuisibles dans une exploitation.

L’agriculture synécologique essaie de ramener dans nos assiettes les animaux et les plantes qui sont ingérés dans leur état naturel et supportent le métabolisme des hommes depuis des millions d’années. De plus, en tant que « leader » représentant des espèces terrestres, comment l’homme peut vraiment construire une société qui rend possible un certain type d’harmonie environnementale ? Il n’est pas exagéré de penser que la réponse à cette question est étroitement liée aux bons ou mauvais agissements des industries du secteur primaire – à commencer par l’agriculture – qui sont directement en contact avec l’écosystème.

Si l’on utilisait même un tout petit peu des efforts qui ont été consacrés jusqu’à présent au développement des pesticides et des engrais à des activités qui aident à retrouver et développer l’utilisation des plantes et animaux en leur état naturel, cela permettrait de faire grandement avancer cet objectif.

Pour cela, l’existence des disciplines académiques déjà existantes n’est pas suffisante. Il faut réfléchir à comment vivre en harmonie avec la nature en coopération avec les sciences cytoyennes, en rassemblant des connaissances compilées à l’occasion des mises en pratique par le grand public. L’agriculture synécologique s’est donnée pour but de jouer un rôle dans cette réflexion.